À défaut de ne pas savoir ce que je veux, je suis au moins consciente de ce que je
ne veux pas.
C’est déjà un bon point de départ, qui, peut-être, ne m’amènera pas si loin, mais m’évitera d’aller où je ne le souhaite pas, bien que souvent il ne se passe pas toujours
de cette façon.
En raisonnant par exclusion, je suis arrivé à pas mal de conclusions, dont celle qui dernièrement m’a frappé et que je peux résumer par « j’aime voyager, mais rester à la maison ».
Ce que j’affirme ne doit pas sembler un contresens, car les deux choses apparemment à l’opposé peuvent très bien se marier.
J’aime voyager pour découvrir de nouveaux pays, de nouvelles villes, de modes de vie, voir des monuments, jouir de l’architecture, de l’art…mais tout en prenant mon temps, vivant à un rythme doux, non pas à la touriste japonaise ou chinoise qui en trois jours a visité au moins deux capitales européennes, voyageant sur l’axe Paris-Rome, en passant par Florence et bien sûr ayant fait un détour par Venise (étape obligée, il faut bien acheter des masques et des gondoles !)
Je sais bien que je suis exagérée et qu’il y a tant de façons plus détendues d’être touriste, mais comme je le disais j’aime l’être à la maison.
C'est-à-dire,vivre, le peu ou tant de temps que je reste quelque part, dans une habitation privée suivant le rythme de la vie normale, vivant mon quotidien et faisant aussi des visites.
Mon quotidien est quand même un peu particulier, car vécu sans grandes obligations bien que j’essaye de l’habiller de petites taches de touts les jours : descendre faire trois courses, question de connaître les différents magasins du quartier et surtout humer la vie, préparer mon petit déjeuner, parfois aussi ma salade, secouer les draps de mon lit, remonter le courrier de mes hôtes et passer du temps à écrire, tout en pensant où je pourrais aller me promener, quelle expo je pourrais visiter, quel monument voir ou revoir et bien sûr, en passant de l’idée à l’acte.
Exactement ce qui se passe en ce moment à Rome, où j’ai la chance de me trouver en ce début d’automne d’une douceur épatante.
J’habite chez mon adorable tourista-fai da-te et sa très gentille compagne ; compagne de voyage (ils adorent voyager) de vie aussi (bien que de temps ensemble ils n’en passent pas beaucoup, car tous les deux submergés par le travail) et de projets…ils ont toujours plein d’idées qu’ils n’arrivent pas toujours concrétiser, faute de temps et de « se décider ».
Ils habitent un petit et très confortable duplex, très proche du ciel avec une énorme terrasse, de laquelle je pourrais presque caresser la tête du pin parasol géant, enraciné dans le jardin.
J’aime rester au deuxième étage dans le salon-salle à manger, envahi par la lumière où je tapote à mon ordinateur, les fenêtres grandes ouvertes, les sons, les bruits grimpants jusqu’à ci-haut me faisant compagnie, la vie autour de moi me rappelant que j’existe et que je suis une femme chanceuse.
Je me sens très bien ici, absolument très à l’aise, car j’ai tout ce qu’il me faut, solitude, nécessaire, comprise.
Il ne faudra pas que je le crie trop fort, je ne voudrais pas que mes exquis amphitryons appréhendent que j’aille m’incruster, ou redoutent un déménagement chez eux depuis que je leur ai offert mes services en tant que chef.
Non, rien à craindre !
Je suis bien ici. Je profite de leur hospitalité et de leur compagnie, malheureusement brève, le soir tard quand ils arrivent enfin à regagner la maison quittée tôt le matin.
J’ai l’opportunité de flâner, de visiter en tant que touriste privilégiée, c'est-à-dire une touriste qui ne doit pas rentabiliser au maximum les trois nuits d’hôtel qu’elle s’est octroyée et je peux donc décider de repousser à demain la visite qui me fatigue aujourd’hui où bien de passer le double du temps à une expo sans me sentir obligée à speeder pour en voir d’autres.
J’ai tout mon confort et leur affection, je bénéficie d’inspiration nécessaire pour me défouler en écrivant, mais étant donné que j’aime faire la touriste à la maison, il faut avouer que j’aime l’être aussi chez moi où j’ai un peu plus de taches à accomplir, mais aussi d'autres sources de souffle créateur et en tout cas c’est la vie…c’est ma vie.
Et puis en fin des comptes, j'aime rester à la maison et voyager bien sûr les ailes de ma fantaisie.
PS
Cela dit, mon séjour n’est pas encore à la fin et il ne sera pas le dernier, de cela j'en suis plus que certaine ou du moins je sais que je ne voudrais pas qu'il reste sans suite
perché...
... racconto spinta da una brezza leggera
... spiffero in tutto le accezioni del termine
... un castello d'idee e di pensieri che prendono aria, che gonfiano le vele del vascello fantasma in questo Mare Nostrum
... Per riannodare la matassa srotolata, arruffata, ingarbugliata dei miei ricordi
... Per seguire questo filo di Arianna che mi fa fuoriuscire dal labirinto, illumina la mia mente
e... soprattutto per ridere del mondo del mio microcosmo di me
... perché il riso è terapeutico, fa bene alle coronarie e alle viscere e dev'essere rivalutato anche se nonostante tutto preferisco la pasta!
... "if" Kipling
... "if" allora "dubito ergo sum"
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire