Les mots de ma vie
Un titre qui m’intrigue.
Mon oreille se fait plus attentive
C’est RTL, ce matin, qui me fait compagnie pendant que je termine mon petit- dej tout en regardant mes courriels.
Le sujet me fascine. Mes courriels beaucoup moins. J’arrête donc de tapoter sur le clavier pour écouter l’interview à Bernard Pivot et la présentation de son dernier livre.
Je suis sure que j’ai déjà entendu parler de lui.
Si je le dis trop fort, je suis certaine que je me fais jeter et que tout le monde va se moquer de moi. Mais il faut bien que je l' avoue que je suis une autodidacte en culture française actuelle et du quotidien.
Malgré mes vingt ans passés dans l’Hexagone ce n’est que dans ces dernières dix années que je me suis ouverte à la géométrie et reconvertie en bleu, blanc rouge…. Sauf lorsqu’on parle de foot et que l’équipe des Azzurri est sur la pelouse.
Je suis longtemps restée entre deux cultures, qui n’étaient d’ailleurs pas si différentes que cela malgré la spécificité de chacune d’elles.
Je passais par une personne assez bien intégrée, mais je demeurais une italienne en France et une semi-française en Italie.
Puis le vrai changement avec les années à la Fac, une récupération de la conscience de moi-même et surtout plus d’attention à la radio, ma fenêtre sur le monde.
C’est bien à France-info que j’ai entendu parler de cet auteur pour la première fois, sans pour autant me souvenir de son nom, car j’ai un peu de mal à garder mémoire de noms étrangers, si je les entends uniquement et que je ne les vois pas noir sur blanc.
Son nom ne m’avait pas frappé énormément, mais le titre de son bouquin, présenté ce jour à la radio avait aussitôt capté mon attention.
100 mots à sauver m’avait donné envie de jouer et rêver avec des mots d’une langue qui n’était pas celle de mon biberon.
Captivée par le titre de ce matin je n’ai pas hésité à comprendre que c’était toujours le même auteur dont on parlait.
A l’aide de Google, j’ai trouvé confirmation de mon intuition e j’ai gravé son nom dans ma mémoire, faisant des exercices, car sans exercices répétés je ne me souviens pas de grand-chose.
Bernard Pivot gourmand de mots, c’est ainsi qu’il se caractérise.
Ce terme réveille carrément mon esprit et surtout me fait sursauter.
S’agit-il d’un signe ?
À une semaine de l’anniversaire de ma Gourmande, ce clin d’œil radiophonique apparait d’autant plus féerique, relevant du merveilleux…
Je l’imagine devant moi en train de regarder le monde avec ses yeux pleins d’étoiles étincelantes, des yeux émerveillés, pleins d’allégresse.
Rien au monde ne pourra éteindre cette lumière qui surgit de son cœur, ses yeux sont le reflet de son âme. Une âme rayonnante, pleine de vie et d’amour pour l’existence entière, une âme lumineuse comme le prénom qu’elle porte.
Le ciel gris de Bruxelles essaye de la décolorer, de la faner, de la défraichir, mais avec un peu de Soleil, de Salsa (je ne parle pas de la mienne à base de tomate), de Samba elle dit adieu à la Saudade qui a essayé de s’en raciner.
Je ne sais pas où elle fêtera ses trente ans ; heureusement, son anniversaire tombe un samedi, donc surement elle ne sera pas clouée au travail.
Mais n’importe où elle se trouvera j’espère qu’elle réussira à lire mes mots et mes vœux et à toucher le bonheur que je le souhaite.
TANTI AUGURI CHIARA !
Trois petits mots. De mots anodins, que je t’envoie à ma manière, entrelacés de soleil, de parfum de pins de thym, de muguet et de lavande de Provence et de souvenirs cachés dans tous les autres mots que je n’ai pas utilisés…
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