"Parisienne" depuis hier, je profite de ce supplément extraordinaire d'été, bien que, pour en profiter comme il faut, j'aurais dû choisir comme destination une belle plage...de Toscane au hasard !
Mais une fin de septembre va plutôt d'accord avec "rentrée », scolaire, sportive, culturelle, et cetera...
Je suis donc à Paris.
Ce matin je recherche et je retrouve un peu de ma Toscane.
Je fais du stop à la 7.
Le métro s’arrête juste devant mes pieds et m'ouvre avec grâce ses portes.
Je m'assieds, je vérifie la station où je ferai l’échange de ligne, je contrôle bien, que je suis dans la bonne direction.
Je ne me suis pas trompée, je voyage en direction de La Courneuve….
Je ne me suis pas trompée, je voyage en direction de La Courneuve….
Comment ne pas penser à Joséphine, lui adresser un petit bonjour et du coup l’adresser aussi à son peintre, sa créatrice, sa « maman », celle graphique et non pas celle « anagraphique »autrement dit celle qui figure dans le livret de famille, la terrible Henriette.
Je viens de réaliser que mon jeu de mots ne marche pas en français et j’en suis désolée, car il me plaisait bien.
Le mot anagraphique semble ne pas exister en français tandis qu’il se porte bien en italien.
En Italie l’ufficio dell’anagrafe est le bureau de l’état civil et l’adjectif anagrafico concerne tout ce qui est lié à l’état civil même.
Tant pis !
J’ai dû m’expliquer pour me faire comprendre(sans, de plus, être sure du succès ) et je trouve qu’il n’y a rien de pire qu’être obligée d’expliquer son propre jeu de mots pour qu’il soit interprété, compris, assimilé comme il faut !.
Re-tant pis pour moi !
Penser à tout cela m’a presque fait rater ma station de correspondance, mais je sors à la volée et j’attrape mon deuxième métro à Chaussée d’Antin –La Fayette…(qu’il est beau ce nom ! il me fait rêver… car je mélange dans ma tête d’Antin avec d’antan, mot que j’aime bien et qui a du sens à mes yeux)
Je descends à Miromesnil suivie de crocodiles aux yeux jaunes, tortues dansantes et écureuils qui ne sont pas tristes, car d’abord aujourd’hui nous sommes un jeudi et deuxio nous ne sommes pas à New York, mais à Paris, qu’il fait très beau et qu’ils sont en ma compagnie.
Que des bonnes raisons pour sourire !
En procession, nous remontons avenue Percier, nous traversons boulevard Haussmann prenant des risques de nous faire écraser bien que sur un passage clouté (zébré, zebrato dirait on en italien et cela serait beaucoup plus approprié avec ce zoo qui me suit) et nous nous quittons devant la porte de la maison de Nelly et d’Édouard.
Je dis au revoir à tous ces petits copains et j’entre chez les Jacquemart-André, l’un de mes musées préférés, me ressourcer à une autre lumière celle déposée par Fra Angelico et les autres maitres sur leurs œuvres.
....et j'en suis pas déçue, j'ai retrouvé Beato Angelico, mon Lippi bienaimé, Paolo Uccello et son dragon et bien sur mon air... de Toscane.
:) Buona giornata Parigina anche oggi mutti
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