perché...

... racconto spinta da una brezza leggera

... spiffero in tutto le accezioni del termine

... un castello d'idee e di pensieri che prendono aria, che gonfiano le vele del vascello fantasma in questo Mare Nostrum

... Per riannodare la matassa srotolata, arruffata, ingarbugliata dei miei ricordi

... Per seguire questo filo di Arianna che mi fa fuoriuscire dal labirinto, illumina la mia mente

e... soprattutto per ridere del mondo del mio microcosmo di me

... perché il riso è terapeutico, fa bene alle coronarie e alle viscere e dev'essere rivalutato anche se nonostante tutto preferisco la pasta!

... "if" Kipling

... "if" allora "dubito ergo sum"


vendredi 14 novembre 2014

J'adors....



J’adors les anniversaires de mes amis.
Tracée à la craie sur le parvis, cette petite phrase a détourné mon attention. Elle s’est gravée dans mon esprit où elle mijote depuis plusieurs jours.
Je m’étais aussitôt promis de la transmettre à mon tour, pour des raisons que je soupçonne, quand même, différentes de celles qui ont dû inspirer le petit tagueur.
J’ai attendu, j’ai trainé, j’ai repoussé, privilégiant d’abord d’autres petits faits à relater, puis je me suis enfin décidée avant que toute idée murie en moi pourrisse ou finisse pour tomber dans le néant flottant de l’oubli.
Drôles de considérations que la phrase a suscitées!
Elle m’a fait d’abord sursauter, sourire et puis elle a laissé place a mes réflexions!
Qui a bien pu en être l’auteur ?
Un jeune garçon sans doute!
Jeune, car l’écriture était assez infantile et l’idée exprimée allait de même.  
Un garçon, car une fille aurait écrit de mes amies. Les jeunes filles, en générale, aiment être entre elles et ce n’est qu’un peu plus tard qu’elles deviennent plus sociables avec les garçons en appréciant la présence.
Bon peut-être il aurait pu s'agir aussi d' une jeune fille...
Une jeune fille qui aimait aussi bien filles que garçons et qui utilisant correctement la grammaire avait choisi la forme masculine, plurielle.....
Fidèle au "Dubito ergo sum" je me suis posé à nouveau la question, et j'en ai conclus que non, il s'agissait bel et bien d'un garçon.
Un garçon, car une fille n’aurait jamais écrit j’adors .
Une fille sait faire la différence entre j’adore et je dors.
Entre j’adore et je dors, pas de doute pour le garçon.
Lui  n’en reconnait qu’un seul: pas sure qu’il existe un cas d’homophonie et pas la peine non plus de se poser la question de l’homographie.
Le garçon dans son univers n’a de la place que pour le graphisme correspondant au ronflement, au « dolce farniente », mollement allongé dans un hamac.
Il crée donc ce mélange digne de la plus pure contamination lexicale.
Une fille sait bien l’écrire car, elle sait lire.
… et elle connait très bien la pub « Dior j’adore »; le garçon juste obnubilé par Charlize et son décolleté ni lit, et ne voit rien d’autre !
Je voudrais ajouter aussi que ledit garçon ne doit être très chrétien ou en tout cas s’il l’est, il n’a pas suivi avec trop d’attention et d’assiduité le catéchisme (le bon vieux caté d’antan, bien sûr) là où on te martelait « on n’adore que Dieu !» et il a donc perdu toute chance d’apprendre ce mot.

Mais de quel droit puis-je me moquer des fautes d’orthographe d’autrui?
Souvenirs d’antan resurgissent en moi et me rappellent à l’ordre :
« que celui qui n’a jamais commis de fautes jette sur elle la première pierre »
Je dépose aussitôt mes pierres, mes galets, mes cailloux, mes billes même le tout petit fragment en papier mâché que j’avais caché dans la poche…
Je ne me réfère pas à mes cours de caté. A l’époque de ces souvenirs, j’avais déjà terminé ce type d’apprentissage, mais des choses à apprendre j’en avais encore des tonnes.
Ces temps là je poursuivais farouchement la politique visant à limiter tout effort visuel au profit de celui auditif. Bref je ne lisais pas beaucoup et j’écoutais la radio à mes casser les oreilles.
Le résultat ne se fit pas trop attendre !
Mon petit univers lexical prônait un’ espèce de politique protectionniste consistant à ne pas élargir mon horizon et à tout ramener à mon petit microcosme perso. (je n’ai guère perdu cette attitude !)
Les mots de mon vocabulaire étaient, de sorte, assez limités et je les écrivais comme je les entendais, comme je croyais les entendre ou en tout cas comme je pensais les reconnaitre.
Le « magnat du pétrole » enrichit mon répertoire et me perdit à jamais.
Les années soixante, le boom de l’or noir et les richissimes qui allaient avec, planèrent dans mon quotidien. Le mot qui désignait ces gens fortunés : « magnat » percuta mes oreilles. Un vocable nouveau qui ne me parlait pas trop, qui me semblait bizarre et que je me devais de remettre à sa place.
« Magnate » cela était en effet le nom que j’avais entendu dans sa version italienne, langue que je fréquentais constamment à l’époque.
 « Magnate » ? Je devais avoir mal entendu.
A  la recherche parmi des sons similaires, qui pussent avoir du sens et tenir la route je ne sus trouver que « magnante », (le participe présent du verbe « manger ») beaucoup plus parlant à mes oreilles.
Voilà j’avais dû rater le « n », l’ égarer dans ma trompette d’Eustache.
Oui « magnante » c'est-à-dire «  qui mange » allait bien. Cela avait du sens.
Le « magnante del petrolio » avait, dans mon raisonnement, sa logique, car un richissime du pétrole devait manger très bien !
Ce fut ma copine, m’entendant proférer le mot incriminé qui se mit à rire à plus s’en tenir le ventre et, honte de la honte, grava à jamais mon ignominie, fruit de mon ignorance et de ma paresse sur ma photo de classe avec une dédicace gentiment moqueuse, suivie de sa signature.
J’ai encore la photo et la dédicace dans un vieil album, en guise, on pourrait dire, de « Memento mori », et de « Mémento audere semper ».
Il ne s’agit pas de se souvenir (tout court ) que l’on va mourir ou de toujours oser, mais de se souvenir que l’on doit faire mourir l’ignorance et de toujours oser dans la connaissance.
Depuis je ne quitte plus mon dictionnaire.
J’adors mon dico ! Il dort à mon chevet !

1 commentaire:

  1. "andamo a magna' o andamo a dormi'?" ecco quello che sentii anni orsono, quando, da brava francesina, caddi in una famiglia badenga in cui non c'era nessun magnate dell'oro!! Rebba, Rebba ti ADORO per la tua prosa d'ORO che fa andar via il SONNO!!!!

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