Ce n’est pas
son premier anniversaire sans moi. Ce ne sera surement pas le dernier qu’elle
passe sans sa maman.
On n’habite
pas à coté. On est occupé. Elle a trouvé mieux à faire.
Mais le
premier abandon ne ce fut pas de son choix.
Cet abandon« justifié »
par un voyage maternel, (« à ne pas
rater » à Seattle il y a bien quinze ans de cela) je crois que n’a
jamais été oublié et pour cause, Miss J a
la mémoire d’un éléphant.
Il y en a eu
d’autres dans les temps et ce dernier d’aujourd’hui s’ajoute à la liste des fêtes
orphelines !
Finis les temps
des anniversaires dans la brume du nord de l’Italie, célébrés à la maison et
couronnés à la fête foraine avec tournée aux
différents manèges.
Je revois Miss J avec son petit manteau rouge, acheté à l’occasion de
sa rentrée au primaire et l’autre bleu avec les revers verts pour les classes
suivantes, voltiger, les yeux plein d’étoiles.
Je passerai
sur le manteau couleur poil de chameau, sans poils et sans chameaux car
dans la froide Ottawa je n’ai jamais vu de vaisseaux du désert, de fête foraine
non plus et les étoiles n’étaient pas à l’appel, demeurant éteintes.
Manteaux,
blousons, doudounes, sur ses épaules car elle est née presque à la mi-novembre.
Parfois, rien
qu’une petite veste légère en laine a pu suffire le jour de son anniversaire,
un anniversaire à l’emblème de la cape du Saint célébré le jour de sa
naissance.
Mais ce 11
novembre, qui hélas ne porte pas en soi le thermomètre de l’été indien ou mieux
de l’été de la saint Martin, de quoi aura-t-elle besoin pour se réchauffer ?
Pas de
soleil sur le toit de la grande maison des grand parents, (pas de soleil non
plus ici, donc elle n’a rien raté)….sauf les câlins et les bisous de sa maman chérie
qui l’aurait réveillé en la cajolant…
Mais je suis
sure qu’il y a bien qui saura prendre la relève…
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