perché...

... racconto spinta da una brezza leggera

... spiffero in tutto le accezioni del termine

... un castello d'idee e di pensieri che prendono aria, che gonfiano le vele del vascello fantasma in questo Mare Nostrum

... Per riannodare la matassa srotolata, arruffata, ingarbugliata dei miei ricordi

... Per seguire questo filo di Arianna che mi fa fuoriuscire dal labirinto, illumina la mia mente

e... soprattutto per ridere del mondo del mio microcosmo di me

... perché il riso è terapeutico, fa bene alle coronarie e alle viscere e dev'essere rivalutato anche se nonostante tutto preferisco la pasta!

... "if" Kipling

... "if" allora "dubito ergo sum"


mardi 11 novembre 2014

ETE de la ST MARTIN



Ce n’est pas son premier anniversaire sans moi. Ce ne sera surement pas le dernier qu’elle passe sans sa maman.
On n’habite pas à coté. On est occupé. Elle a trouvé mieux à faire.
Mais le premier abandon ne ce fut pas de son choix.
Cet abandon« justifié » par un voyage maternel, (« à ne pas rater » à Seattle il y a bien quinze ans de cela) je crois que n’a jamais été oublié et pour cause, Miss J a la mémoire d’un éléphant.
Il y en a eu d’autres dans les temps et ce dernier d’aujourd’hui s’ajoute à la liste des fêtes orphelines !
Finis les temps des anniversaires dans la brume du nord de l’Italie, célébrés à la maison et couronnés à la fête foraine avec tournée aux  différents manèges.
Je revois Miss J avec son petit manteau rouge, acheté à l’occasion de sa rentrée au primaire et l’autre bleu avec les revers verts pour les classes suivantes, voltiger, les yeux plein d’étoiles.
Je passerai sur le manteau couleur poil de  chameau, sans poils et sans chameaux car dans la froide Ottawa je n’ai jamais vu de vaisseaux du désert, de fête foraine non plus et les étoiles n’étaient pas à l’appel, demeurant éteintes.
Manteaux, blousons, doudounes, sur ses épaules car elle est née presque à la mi-novembre.
Parfois, rien qu’une petite veste légère en laine a pu suffire le jour de son anniversaire, un anniversaire à l’emblème de la cape du Saint célébré le jour de sa naissance.
Mais ce 11 novembre, qui hélas ne porte pas en soi le thermomètre de l’été indien ou mieux de l’été de la saint Martin, de quoi aura-t-elle besoin pour se réchauffer ?
Pas de soleil sur le toit de la grande maison des grand parents, (pas de soleil non plus ici, donc elle n’a rien raté)….sauf les câlins et les bisous de sa maman chérie qui l’aurait réveillé en la cajolant…
Mais je suis sure qu’il y a bien qui saura prendre la relève…  

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