Botte, un mot presque magique, qui chante à mon oreille et qui me donne envie de gazouiller.
Mes dernières vacances parisiennes, en dehors des retrouvailles avec les cousins, grâce à la cinquième édition de la Rencontre ABC (Associations Bossi Cousins) et en dehors des câlineries avec mes enfants, m’ont comblée de bottes sous différente forme culturelle.
Je n’ai pas pour autant reçu en cadeau le fameux foulard de la maison Hermès, spécialement conçu dans sa version risorgimentale en l’honneur du cent cinquantième anniversaire de l’unification italienne, et répondant au nom de A propos des bottes, que j’avais bien admiré lors de mon voyage à Rome (mes fidèles ne l’auront pas oublié) et je n’ai pas acheté des bottes des bottines, des bottillons non plus. Vu la saison, un printemps virant à un presque plein été, des achats de ce style auraient été absolument démesurés.
J’ai par contre profité de bottes, en visitant des expos.
Mon séjour parisien a débuté par une manifestation à la cité de la musique.
Une expo consacrée à Georges Brassens, qui retraçait sa vie, montrait ses cahiers, ses calepins, des photos, des images, des programmes à la télé, ses concerts………..
Un parcours musical en l’honneur du George du Marché de Brive-la-Gaillarde, où A PROPOS DES BOTTES …
Je dis « bottes », j’entends «bottes »et aussitôt ma pensée va indissociablement aux oignons. Elle vole au marché, plane sur la douzaine de femmes qui se crêpaient un jour le chignon et s’extasie devant le pouvoir évocateur du langage imagé du poète sétois. Je pourrais parler et écrire pendant des heures, inspirée par Brassens, ses chansons, ses phrases, ses mots, mais devant lui, le silence est de rigueur.
Pour une fois j’ai la décence de me taire. Georges le mérite bien !
J’ai quitté l’exposition en compagnie d’une petite carte, où sur un fond bleu on peut lire :
PORT de la MOUSTACHE AUTORISE’
Je l’offre à mon CV qui m’a accompagné, en souvenir de cette visite et de sa moustache qui vit avec nous depuis que nous sommes ensemble.
Puis pour bien continuer, je suis passée à d’autres formes de botte, celle composée… des frères Caillebotte.
Une expo remarquable, pleine de charme dans une maison -musée, que j’aime énormément chez les Jaquemart-André, où l’on n’est jamais déçu.
Paris peint, Paris photographié. Quel vrai bonheur !
Je vais à Paris le prochain weekend et je crois que je retournerai faire un petit coucou au 158, boulevard Haussmann, me réjouir d’une deuxième visite aux œuvres de Gustave et Martial…je laisserai CV partir dans ses nuages, admirer avions et hélicos au Bourget, moi, préférant laisser planer ma fantaisie dans cette merveilleuse maison-musée, les yeux pleins des cieux de Paris, des jardins des deux frères…
L'expo se terminera le 11 juillet...encore du temps pour ne pas la louper
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