La saga des 23 continue.
Un mois après l’autre, on fête, on fête….
On a commencé le 23 septembre avec l’arrivée de Nina.
On l’attendait, on l’attendait… tous les jours avec trépidation on se demandait « aujourd’hui ? »
J’en étais arrivé au point que je n’osais plus appeler, je savais que la maman commençait à en avoir raz le bol de tous ces coups de fil téléphoniques et de devoir toujours répondre que : « non…elle était encore à la maison…pas de signes…les eaux étaient calmes…la mer peu agitée…mais qu’au prochain appel ce serait elle qui allait exploser...et alors…la vague, raz de marée, lame de fond, tsunami… »
Ce 23 septembre je ne l’ai pas embêtée davantage.
J’ai laissé la journée se colorer, en passant du blanc de l’aube à l’orange du coucher de soleil, sans faire de faux pas, sans laisser de sombres empreintes.
C’est elle qui a fini pour céder et appeler. Mon silence l’avait perturbée, troublée. Elle m’avait envoyé un texto, elle en avait envoyé aux filles aussi.
Je n’avais rien reçu, ma cadette non plus, l’ainée oui, elle l’avait bien reçu, mais en voyage, pour une fois elle n’avait pas cédé au désir de l’appel pour partager des nouvelles.
J’avais raté plusieurs épisodes : la course à l’hôpital, l’attente, l’accouchement, le père fébrile, la grand-mère agitée, la future mère délivrée, puis en train de reposer, récupérer ses esprits et aussi se demander si j’avais succombé à une crise cardiaque en lisant la nouvelle étant donné que je ne donnais pas des signes de vie.
J’avais tout loupé !
Un peu comme lorsque vous attendez l’éclipse centenaire, vous veillez, vous veillez et puis vos yeux se ferment, vous vous réveillez, le spectacle est presque achevé et vous vous sentez spoliés, tristement privés du plaisir de l’attente finale.
Cela a été mon feeling à son coup de fil.
De plus, j’ai même eu du mal à la comprendre me parler de son message (jamais arrivé) de celui du père (arrive en double, mais uniquement la nuit suivante), à réaliser qu’elle était en train de m’annoncer la naissance de Nina.
J’ai cru qu’elle se moquait de moi.
J’ai cru qu’elle se moquait de moi.
Or elle n’avait jamais crié « au loup, au loup », mais l’attente commencée bien avant la date butoir avait été longue et on l’avait dilatée, on l’avait fait exploser….
Déception !
D’être passée à côté, d’avoir raté ces moments d’émotion…
Moi qui vis d’émotions
Moi l’émotion personnifiée !
Désillusion !
Je réfléchissais sur le plaisir qui demeure souvent dans l’attente, comme bien le savait Leopardi qui célébrait dans « Il sabato del villaggio » cette joie de l’expectative… Élucubrations, les miennes, d’un vendredi fin d’après-midi.
J’étais donc en avance d’un jour…
Foutaise !
J’ai bondi, j’ai soubresauté, j’ai tressailli !
Qu’est ce que j’étais en train de raconter… l’attente, l’expectative, rien que des mots du domaine de l’imaginaire tandis que Nina était là, vive et vivante.
Je suis partie faire sa connaissance : « Bienvenue Nina, la vie commence maintenant… J’espère que tu apprendras rapidement à lire et à te servir de l’ordinateur, car j’ai un petit blog à te conseiller. En attendant c’est moi qui irai te le lire »
No comment, please !
Une autre attente, celle-ci très médiatique et médiatisée, en passant de l’Élysée à la Muette (qui parlait d’ailleurs trop pour être mutique) et qui s’est terminée enfin le 19 octobre avec la naissance d’une autre petite.
La médiatisation a été tellement forte et m’a beaucoup mise en confusion avec les chiffres au point que je me suis trompée de date et que j’ai enregistré dans ma tète 23, je ne sais pas pourquoi, peut être pour faire pendant avec Nina.
Ce n’est que le 3 novembre que je me suis rendu compte de l’erreur en lisant les souhaits de Mr Obama au néo-papa… (courtoisies de présidents !) et j’ai dû corriger mon texte que déjà mijotais en attente du bon 23 pur apparaitre.
Pendant de longs mois, pronostique sur le sexe, le nom.
Le pourcentage du premier garantissant toujours un 50% de victoire, beaucoup plus haut du score de popularité du futur père…celui du deuxième beaucoup plus difficile. Le choix des noms étant très vaste, le pourcentage de possibilité de deviner le bon demeurait très bas, toujours un peu comme la popularité du père.
Le père enfin parent d’une petite fille, après trois garçons arrivait enfin à un 75 % de males et 25 % de femmes, pas tous de potentiels électeurs, quand même, au moins pour 2012 !
La fille a eu droit à un prénom italien, je ne sais pas si pour complaire les origines de la maman, ou bien un clin d’œil historique.
Giulia, comme la Gens Julia, la famille du célèbre Jules Caesar, l’empereur.
Quel autre nom aurait pu être mieux adapté pour la royale fille du Président ?
Surement pas Ségolène ! qui d’ailleurs en italien n’aurait pas beaucoup de fascination .
Bizarre comme les noms d’une langue à une autre peuvent varier et gagner ou perdre en charme.
De mois en mois on arrive à novembre, mais sans nouveau-né.
Du moins sans nouveau-né que je connais pour ce 23 de l’avant-dernier mois de l’année, jour de l’anniversaire, par contre de notre Benoît perso.
Quoi dire de lui ?
De ce Benedetto de nom et de fait, que la famille entière est ravie d’avoir acquis parmi les autres membres.
Il a passé l’âge du nouveau-né bien qu’avec une tête très juvénile…
Plein de qualités, sympa, serviable, beaucoup d’humour… je lui reconnais quand même un petit manque, une certaine obstination à refuser un petit échange…avec moi.
J’ai de la patience, beaucoup de patience, je ne voudrais néanmoins la perdre, ou bien dépasser la date butoir sans notre petit entretien !
Je sais qu’il s’entraine à communiquer dans ma langue et peut être qu’il est en train de peaufiner son vocabulaire pour m’épater.
Je voudrais le rassurer et juste lui dire qu’il n’y est pas besoin…
Ben tu m’as déjà épatée, impressionnée, étonnée, abasourdie, stupéfiée…. !
Joyeux Anniversaire Ben !...n’oublie pas quand –même que je reste en attente
...et que je ne passe pas la MAIN !
23 décembre
Cette date n’est pas encore arrivée, mais elle conclut ma série de 23 de l’année et je ne peux pas donc l’ignorer.
Un autre anniversaire : ce sera celui de la maman de Giulia.
Il ne faut pas penser que je passe ma vie à feuilleter les magazines people, loin de moi.
Ce n’est pas du tout mon sport préféré.
Mais il ne faut pas ignorer que le 23 suit le 22, date très importante et spéciale marquée par ma venue au monde et du coup un jour j’ai réalisé que le lendemain de mon anniversaire, Madame Carla aussi fêtait le sien.
Pas dans la même année que moi, elle est ma cadette !
Honneur aux ainées !
Par contre le lendemain de l’année de ma naissance est né aussi un ancien copain d’école, le frère de mon amie ex-génoise et le même jour, mais de l’année précédente celui qui l'avait amenée à Gênes.
Je ne peux pas souhaiter un Joyeux Anniversaire avec un mois d’avance, mais ma pensée s’adresse à eux tous, maintenant, car le moment venu, je risque d’oublier et faire l’impasse.
Madame Carla ne m’en voudra pas, car nous n’avons pas l’habitude de ces types de courtoisies, Enrico et Gino ne m’en voudront non plus, ils ont perdu l’habitude à mes vœux et peut être qu’ils n’ont plus envie que l’on leur rappelle le temps qui passe…mais ma copine ne perdra pas l’occasion de me rappeler que je vieillis, car j’aurai oublié de lui faire savoir que je m’en souvenais.
Madame Carla ne m’en voudra pas, car nous n’avons pas l’habitude de ces types de courtoisies, Enrico et Gino ne m’en voudront non plus, ils ont perdu l’habitude à mes vœux et peut être qu’ils n’ont plus envie que l’on leur rappelle le temps qui passe…mais ma copine ne perdra pas l’occasion de me rappeler que je vieillis, car j’aurai oublié de lui faire savoir que je m’en souvenais.
Coup trop dur à supporter le lendemain de mon anniversaire!
J’aurai déjà ma part de gâteau sur l’estomac, je ne pourrai pas ajouter une pierre pareille à ma digestion ! !
J’aurai déjà ma part de gâteau sur l’estomac, je ne pourrai pas ajouter une pierre pareille à ma digestion ! !
Et sur cela je termine mon tour des 23, de naissance récentes et plus éloignées, j’aurai bouclé encore une fois la boucle et je pourrai bien me la …(fermer).
grazie, ma quando e' la data scadenza?
RépondreSupprimeravant que le produit soit périmé...et la mère déprimée
RépondreSupprimerC'é scritto sulla scatola o sulle istruzioni.
Se hai buttato scatola e istruzioni(dunque non é possibile riportare il super prodotto e farsi rimborsare)
in genere comunque la MANO non va oltre la cifra inversa dell'età dell'ultimo compleanno festeggiato(non oltre due compleanni)...ma in giorni.
Dunque 13 giorni a partire dall'11 ultimo scorso...
Il faut se baser sur quel calendrier? Celui de Napoléon? Le Calendrier lunaire, ou bien encore celui des maya? Je suis un peu perdu...
RépondreSupprimert’inquiète pas..je te ferai retrouver le bon chemin !
RépondreSupprimerpas de calendrier, juste une clepsydre!
POSTILLA
RépondreSupprimersiccome dimentico e dimentico e dimentico...
Rileggo, rileggo e rileggo e rileggendo...
ho infine capito perché avevo confuso la nascita attribuita al 23 ottobre e avvenuta invece il 19.
In realtà c'era stata una precedente nascita avvenuta il 23 agosto che era pero' attesa il 19 e da li la confusione.
Non era stato mio intento pubblicizzare un po' di più la nascita dell'Eliseo.....