perché...

... racconto spinta da una brezza leggera

... spiffero in tutto le accezioni del termine

... un castello d'idee e di pensieri che prendono aria, che gonfiano le vele del vascello fantasma in questo Mare Nostrum

... Per riannodare la matassa srotolata, arruffata, ingarbugliata dei miei ricordi

... Per seguire questo filo di Arianna che mi fa fuoriuscire dal labirinto, illumina la mia mente

e... soprattutto per ridere del mondo del mio microcosmo di me

... perché il riso è terapeutico, fa bene alle coronarie e alle viscere e dev'essere rivalutato anche se nonostante tutto preferisco la pasta!

... "if" Kipling

... "if" allora "dubito ergo sum"


jeudi 24 mars 2011

FICTION et REALITE

Les femmes du sixième étage, un petit film agréable que j’ai vu la semaine passée, lors d’une soirée-cinéma-pizza en compagnie de mon CV, dans ce cas précis, Compagnon de Vision ainsi que Compagnon de Victuailles, bien dans l’ordre énoncé, car d’abord nous avons visionné le film et après nous avons diné à base de pizza.
Ma prof bienaimée, pourrait être fière de moi : pour une fois j’ai bien réussi à garder l’ordre de mon Plan !
Un petit film agréable, comme je le disais, un peu à l’eau de rose à mon avis, qui nous ouvre la porte sur un couloir nous remontant aux années soixante et surtout nous ouvre la porte de service ainsi que la fenêtre de cet univers du dernier étage.
Le dernier étage des chambres de bonnes, en l’occurrence de femmes espagnoles. Un monde pimenté qui sent la paella, l’encens, la cire des cierges à la Vierge de ces femmes bien ancrées à leur tradition catholique, mais où il ne manque pas la place pour la pasionaria non plus, et puis les cris et les éclats de rire ainsi que l’envie de vivre.
Des bonnes…véritablement bonnes à tout.
Un film tendre, un moment paisible.
Puis le moment de la réflexion.
Pendant que j’attendais ma pizza - inutile de faire de la conversation à un mari affamé -, je me taisais et je pensais à ces chambres là-haut.
Au-delà de l’histoire, de l’Histoire, des histoires, des clichés, ce qui m’a frappé ce sont ces chambres du dernier étage.
Je ne connaissais pas les chambres de bonnes avant mon arrivée en France, ou mieux pour la précision, je n’en connaissais pas de ce type dans la réalité.
J’avais juste souvenir d’un roman pour jeunes filles «  Sara, la petite Princesse », l’histoire d’une gamine, qui à la mort de son père et sans plus de ressources, perd son statut de pensionnaire aisée et le privilégie de loger dans une belle chambre chaude et pleine de confort. Elle doit la quitter au « profit »d’une chambrette sous le toit, froide, dégarnie éclairée la nuit à la bougie et le jour à lumière d’une lucarne.
Une petite pièce sous les combles très proche du paradis des pauvres et bien éloigné de l’enfer des riches.
Mes connaissances en termes de chambres de bonnes se limitaient donc à la littérature.
Celles que j’avais vues dans la réalité étaient un peu différentes.
Ces années-là, nous aussi, nous avions en Italie, une bonne qui logeait chez nous.
Elle dormait dans une petite chambre munie d’un lit, d’une petite table de nuit, d’une jolie armoire, et d’une minuscule table pour écrire ou faire sa toilette. La fenêtre donnait à l’ouest sur le soleil couchant et sur la partie postérieure de la maison, où le jardin était plus spartiate. Ni fleurs, ni statues non plus, seul un laurier biscornu qui se dressait vers le ciel, à rappel que la gloire, la vraie Gloire on l’atteint Là Haut…en travaillant sur terre quant même. Sous les branches et les feuilles de l’arbre s’abritait un poulailler, car, en attendant de se réjouir de la gloire céleste il faut bien manger…des œufs au moins,  les poules étant  intouchables (mais celle-ci est toujours toute une autre histoire) !
La chambre de Bruna, la bonne, se trouvait au même étage que nos chambres, au premier d’une petite villa.
 A l’étage -dessus se trouvait le grenier auquel on accédait par un étroit escalier en bois et une trappe.
Il était séparé en plusieurs pièces, des véritables mansardes sommairement aménagées, mais où personne ne vivait et qui demeurait le refuge de choses moins utilisées et de nos rêves d’enfants : le royaume de nos jeux les plus créatifs, lorsqu’on arrivait à s’échapper pour se cacher dans ce paradis.
Donc pas de chambres à coucher sous nos combles, et surtout pas pour la bonne, qui n’était pas espagnole…….Mais on était en Italie et non pas en France.
Bruna a été la dernière bonne qui a logé chez nous. Après elle, plus que des femmes de ménage a mezzo servizio, comme l’on disait à l’époque ;  c'est-à-dire des bonnes qui restaient chez nous du matin jusqu’à fin d’après-midi. Puis, plus que des femmes de ménage à l’heure. Signe manifeste du changement des temps.
Après le départ de Bruna , sa chambre est devenue la chambre des invités, single, car pour deux elle était petite, et à l’âge de mon adolescence, lorsque j’ai eu envie d’Independence elle a été ma chambre aussi. Si je raconte tout cela, c’est uniquement dans le but de justifier de sa qualité, de prouver que, en abritant invités et habitants de la maison, elle n’était pas si mauvaise, mieux, elle était aux normes.
Bien différente des chambres de bonnes du film, où  logeaient, j’ose espérer gratuitement, ces petites fées de la maison.
Ces cellules ont changé d’utilisation et surtout de tarifs au fur et à mesure que les bonnes disparaissaient, que le problème de trouver un toit devenait de plus en plus énorme et surtout que le prix de l’immobilier, notamment à Paris, dépassait toute logique de bon sens, suivant plutôt  les lois économiques et aberrantes de la demande et de l’offre.
Ces pièces sont rapidement devenues de petits studios, non plus donc des logements des bonnes, mais le plus souvent des appartements pour étudiants.
En tout cas, c’est sous cet aspect que j’en ai fait la connaissance.
La première chambre de bonne à laquelle je me suis confronté ce fut en 2000 à Marseille, lorsque mon numéro Deux décida qu’il lui fallait impérativement un studio où s’abriter, pour éviter de pertes de temps inutiles et fatigantes en voyages aller-retour de la maison à son école.
 Il venait de s’inscrire en prépa ; il rejoignait son lycée en train ; les grèves de la SNCF complotèrent contre moi ; sa sœur aussi, car elle ne voulait pas partager avec lui la voiture et je fus obligée de céder et de le laisser s’installer SEUL dans un appartement. Cela aussi est toujours toute une autre histoire, mais c’est comme ça que je découvris ce monde des combles à vivre.
La condition de ma capitulation ce fut « à bas prix ! », j’espérais ainsi, pouvoir continuer de garder mon Deuxième  à la maison. Ma sa détermination à boycotter la SNCF dans le quotidien et à partir, ce fut plus forte.
Il m’annonça enfin qu’il avait trouvé.
L’annonce parue dans le journal proposait une location, à côté de son lycée, pour un prix raisonnable, un logement de quinze mètres carrés, précisant qu’il s’agissait d’une chambre de bonne.
Il me demanda des éclaircissements. Je fus très brève et expéditive, en négligeant  quasiment cette dernière précision, car dans mon manque d’expérience en matière ( Bruna étant ma seule référence) je pouvais juste essayer de deviner, et je hasardais : «ravissante petite chambre, mais pas si minuscule que cela si l’on t’annonce quinze mètres carrés ».Je venais juste de faire l’impasse sur un petit détail.
Heureux, il m’appela à ses côtés : le logement était libre et disponible.
Je fus obligée de descendre en ville pour signer le bail et me porter caution, accompagnée de ma voisine,(celle qui de temps en temps m’appelle  S..ucre) à  mon soutien et à  garantie d’une bonne compréhension des termes du contrat.
Quatre belles rampes à grimper. Puis une cinquième, petite, étroite, raide : une véritable montée abrupte. À la fin de cette authentique ascension, nous nous trouvâmes sur un palier sur lequel s’ouvraient trois petites portes. La nôtre donnait sur une minuscule pièce. Si la surface au sol pouvait prétendre  d’atteindre les quinze mètres carrés déclarés,  celle du plafond par contre n’avait pas beaucoup de prétentions. Au grand  maximum elle arrivait à mesurer la moitié de celle du plancher. Le lit, à même le sol, gisait contre un pan de mur de la partie mansardée.
Tiens ! Voici mon petit détail négligé : les chambres de bonnes étaient des pièces mansardées, donc à superficie réduite.
 Il fallait faire bien attention à ne pas se réveiller d’un bond, car le choc était plus qu’assuré. En face dans la partie « haute » une petite table multifonction : destinée aussi bien à livres et  à cahiers qu’à des assiettes et des couverts, une chaise, un portant et une commode de taille très réduite ainsi qu’une lampe complétaient le décor.
Pas de fenêtre, juste un velux, ce qui a été le salut de mon fils, car aussi dans les moments les plus sombres et déprimants  de son séjour dans ces hauts quartiers il ne lui a jamais permis de passer à l’acte en sautant dans le vide. Pas de suicide par défenestration, même lorsque l’étude forcée et la chaleur l’ont poussé à bout. La lucarne ne le permettait pas !
 À l’extrémité droite de la pièce s’ouvrait une porte. Façon de dire, car en réalité, il n’y avait pas de porte, mais juste l’ouverture qui permettait de passer dans un recoin, ou’ l’on pouvait retrouver douche et wc juxtaposés ainsi qu’en face un lavabo-évier avec à côté un petit plan de travail -plan de cuisson sous lequel trouvait place un micro-frigo.
Une véritable salle des odeurs !
Le wc, bien sûr, fonctionnait avec un système de broyeur, bien bruyant, donc il fallait en éviter l’utilisation pendant la nuit, si l’on voulait échapper aux doléances de la dame âgée et malencontreusement pas encore sourde de l’étage inférieur.
Je venais d’apprendre un peu plus  ce que cela signifiait « chambre de bonne » et je signai tous les papiers.
Mon fils gagna son INDÉPENDANCE.
Moi, j’eus la joie de le voir renter à la maison de son gré, chaque fin de semaine, heureux de réintégrer sa chambre au rez-de-chaussée !
Des années s’écoulèrent avant que je ne découvre une nouvelle chambre de bonne et avant que je ne peaufine mes connaissances sur ce précis sujet.
Mes enfants ont bien sûr continué de bouger, de changer de ville et de logement pour leurs études ainsi que pour leurs expériences de travail, mais souvent ils ont résidé dans de petites villes où bien à l’étranger, sans se confronter à nouveau avec  le problème, car il faut  le dire , les chambres de bonnes sont une spécificité des grandes villes françaises et notamment de Paris.
Enfin mes enfants atterrirent dans la capitale et ils en découvrirent les beautés et les horreurs, et moi avec eux.
Horreur, plus cauchemardesque que celui de trouver un logement à Paris, je crois qu’il n’en existe pas.
Et n’oublions pas que nous étions des clients privilégiés. Bien qu’appartenant au statut d’étranger nous étions (et nous le sommes toujours) des ressortissants de la Communauté Européenne, en plus avec les moyens de payer un loyer à nos enfants et avec tous les papiers pour le prouver et rassurer le locataire.
Mais Paris c’est Paris et y trouver un logement est un véritable pari.
Je pressens que je suis en train de déraper et glisser sur une mauvaise pente.
J’essaye donc de me ressaisir et de me contenir pour éviter de déborder davantage.
Le débordement, est une de mes faiblesses, il faudrait que je change de bord, que je vire de bord… mais faudrait-il encore le bon vent…je sens maintenant que je chavire périlleusement.
S.O.S.
Le vent  souffle et gonfle les voiles de mon bateau. Incapable de manœuvrer, je me laisse emporter.
Impuissante, j’essaye de tenir le gouvernail, mais le timon ne répond pas, le bateau avance d’un pas majestueux….
Je récupère mes esprits.
Je descends du bateau et je remonte l’escalier.
C’est avec ma Dernière que j’ai visité à nouveau les Hauts Quartiers.
Passons sur la difficulté d’avoir des réponses à nos coups de fil téléphoniques, d’obtenir des rendez-vous de tomber sur des personnes disposées à nous montrer un logement…..enfin la chance nous sourit.
Nous voilà dans le seizième, très bel endroit, une belle rue, nous nous arrêtons devant une remarquable porte cochère. C’est ici ??? C’est splendide !
On franchit le seuil et on se retrouve dans une cour large lumineuse. Que c’est beau !
Par téléphone portable le propriétaire nous guide et nous donne les instructions. On doit se diriger vers une porte blanche. Elle est tellement petite que nous avons du mal à la repérer. On se croirait chez Alice et son Pays des Merveilles. Il nous manque juste le lapin !
On doit monter jusqu’au cinquième étage. On attaque l’ascension par un petit escalier en colimaçon pendant que je commence à me poser des questions. Comment pourra-t-on monter des meubles par cet escalier étroit ? Qui va les monter ??? On avance. Je souffle, je m’essouffle et je soupire. J’arrête de me poser des questions, car cela me fatigue davantage. J’ai l’impression d’avoir déjà grimpé les cinq étages, mais on est encore très éloigné du sommet. Lorsqu’on l’atteint, j’ai la sensation d’en avoir escaladé au moins douze et je suis H.S.
Un long couloir (un peu semblable à celui du film, mais à l’époque je ne l’avais pas encore vu, hélas !!!) sur lequel s’ouvrent beaucoup de portes, et enfin la nôtre, celle de notre studio.
Facilement reconnaissable par le va-et-vient des personnes qui en faisaient la visite.
Vision apocalyptique, gravée à jamais dans ma mémoire.
Une belle pièce, faut-il l’avouer, grande, de forme rectangulaire et de seize mètres carrés, non mansardée. À une extrémité la porte, à l’autre la fenêtre. La fenêtre était en train de tomber en miette, mais le monsieur nous (r)assura qu’elle serait remplacée. Le long de deux murs de gauche et de droite, on pouvait admirer l’ameublement. À gauche un lit en mezzanine, dont la stabilité était, à peu dire, douteuse, à côté une petite penderie, puis les plaques de cuisson, un évier et le frigo.
 Du mur de droite se détachaient un petit lavabo, une douche ouverte munie d’un rideau que l’on pouvait tirer tout autour et qui envahissait le centre de la chambre, puis à côté le wc, juste en face des fourneaux, de sorte que, bien assis sur les toilettes, on pouvait regarder mijoter le pot au feu.
J’étais sidérée, incapable de proférer un mot, prête à me sauver. Mais ma fille qui désespérait de trouver un toit sous lequel s’abriter osa laisser tous les papiers de son dossier avec tous les garanties financières possibles et imaginables (et inimaginables aussi) au monsieur, de sorte qu’il puisse les étudier, les évaluer et nous donner une réponse. Nous nous quittâmes sur ses mots « je vous appellerai au plus tard demain » pendant qu’une  interminable queue humaine ne cessait de renter et sortir pour visiter le studio.
Nous n’entendîmes jamais plus sa voix. Jamais il ne nous rappela. Il nous avait trouvées pas assez dignes de son logement.
Sans regret de ma part et de la part de ma fille non plus.
Nous trouvâmes enfin un autre cinquième sans ascenseur mais avec un beau escalier, large, parfumé, qui sentait bon et la cire et je pus ainsi grimper les cinq étages avec valises, couettes, matelas....

2 commentaires:

  1. Oh mutti... un ricordo dopo l'altro. Rivedo un immagine di me che mi ero fatta mentre eravamo in quel appartamento Rue Victor Hugo. Mi rivedo immaginarmi mentre faccio la pipi e cuocio la pasta! hahahhahhaha

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  2. ...e per me tonnellate di ricordi, d'infanzia,d'adolescenza,di adulta,di vita in generale e soprattutto di voi. ricordi che filmo e immortalo perché rimangano, testimonianza della mia degenerazione immaginativa, ma fedele al detto che la realtà supera sempre l'immaginazione

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