perché...

... racconto spinta da una brezza leggera

... spiffero in tutto le accezioni del termine

... un castello d'idee e di pensieri che prendono aria, che gonfiano le vele del vascello fantasma in questo Mare Nostrum

... Per riannodare la matassa srotolata, arruffata, ingarbugliata dei miei ricordi

... Per seguire questo filo di Arianna che mi fa fuoriuscire dal labirinto, illumina la mia mente

e... soprattutto per ridere del mondo del mio microcosmo di me

... perché il riso è terapeutico, fa bene alle coronarie e alle viscere e dev'essere rivalutato anche se nonostante tutto preferisco la pasta!

... "if" Kipling

... "if" allora "dubito ergo sum"


samedi 2 mai 2020

COMA

22 AVRIL 

36-44-55
Le “coma”(confinement maison ) avance à pas de géant.
J’entame le 36ème jour officiel, le 44ème à l’italienne et mon 55ème très personnel depuis mon retour en France fin février.
En étant une confinée très privilégiée, je ne peux pas me plaindre et je n’y songe surtout pas.
Je me suis interdit  de me considérer une confinée.
J’ai vécu comme d’habitude à quelques petits détails près.
En ce moment de l’année j’aime beaucoup profiter de la nature chez moi, en la vivant à contact direct ou en l’observant de ma veranda.  

Ces derniers jours « ce coma »me pèse davantage, ou bien pour être plus précise, il me pèse, enfin, tout court.
La pluie, fine et incessante me donne le bonjour depuis quatre matins.
Du coup je ne peux pas sortir dans le jardin et m’occuper de mes pots sortis de l’hiver.
J’ai arraché toutes les mauvaises herbes, j’en ai travaillé la terre, que j’ai passée entre mes mains devenues tout a coup un tamis.
Bien aérée, renouvelée avec un mélange de terreau et de fumier, elle a rempli a nouveau les pots et elle a accueilli toutes les petites plantes qui ont survécu à l’hiver, tous les grains que j’avais dans ma boite magique pour la multiplication, toutes les nouvelles pousses que j’ai pu dénicher dans le jardin..
Je mets mon esprit en stand-by et j’attends avec impatience le retour du soleil.

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